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Je n'arrive pas à réduire ma consommation d'alcool
14/01/2011 - 13:20 - par Morgane - 1606 consultations
Bonjour,
Suite à des problèmes dans mon couple, j'ai noyé mon chagrin peu à peu dans l'alcool.
Au début, c'était 2-3 verres à chaque repas et maintenant je finis la bouteille et je prends de l'alcool plus fort.
Je me suis rendue compte que j'étais devenue alcoolique.
J'aimerais m'en sortir et j'ai besoin de vos conseils.
8 réponses à la discussion : Je n'arrive pas à réduire ma consommation d'alcool
berurier119 a répondu le 23/01/2011 - 23:56
Bonsoir. Etant alcoolique moi-même, abstinant depuis plusieurs années et participant à des réunions d'alcooliques (Vie Libre voir le site internet), je peut vous dire que vous avez déjà commencé à devenir abstinante en RECONNAISSANT que vous avez un problème avec l'alcool.
La première chose à faire est de consulter votre médecin traitant si vous pensez qu'il serait apte à vous entendre parler de votre problème avec l'alcool ou un psychiatre.
Le plus important maintenant, celà vas être de faire une cure à domicile ou dans un hopital, je sais, pas évident de s'avouer alcoolique, afin que vous ayez un seuvrage physique. Me concernant, j'ai bû de 18 à 28 ans sans un jour sans, après 10 jours de seuvrage dans un hopital militaire (Bruxelles), j'étais bien seuvré.
C'est là que l'imprtance d'un groupe intervient car on rencontre des personnes ayant exactement les mêmes symptômes lors des manques (tremblement, suées nocturnes, etc....)
Le plus difficile également sera d'accepter que celà ne sera plus jamais un verre à vie, quand on te dit celà la premi!re fois, on se demande comment on vas y arriver ? De semaine en semaine aux réunions, on se rends compte que les problèmes causés par l'alcool "s'arrangent", enfin ce fût mon cas.
Mes 4 condamnations pour conduite en états d'ivresse n'auront pas été mon déclic, ce fût à force de me couvrir que mon Chef a dû me dire qu'il allait mettre en branle une procédure disciplinaire à mon encontre et qu'il me donna ma dernière chance que j'ai décidé d'aller chez mon medecin d'unité qui m'envoya quelques jours après pour ma cure physique, après cettte cure, j'avais possibilité de 3 mois de cure mais j'y avais déjà été pour avoir un papier du psychiatre du centre pour mon 4ème procès qui m'attendait.
Bref, après ma deuxième cure, j'ai eu le groupe (pas évident de franchir la porte mais une fois fait, on se rends compte que les personnes sont clean mais au fil des réunions, les témoignages sont les mêmes) et la rencontre d'un psychiatre un jour aux Urgences où j'étais encore dans un sale état, m'a aidée également.
Après 11 ans, c'est toujours ma psy, j'y vais 2 fois par an pour garder le contact, et celà m'a servi car il y a 4 ans, j'ai fait une dépression mais bon c'est un autre sujet. Heureusement, l'alcool ne s'est pas pointé dans mon esprit.
Je considère, je vais peut-être te choquer car tu es en plein dedans, mais je considère que nous avons la chance d'avoir cette maladie CAR NOUS SOMMES SEULS A POUVOIR LA CONTROLER, personnes ne peut nous obliger à prenre le premier verre qui entraînera tous les autres.
A titre d'exemple, il me fallait mon litre de vin à 06Hrs du Mat (bu en un temps record) pour "fonctionner" au boulot, tu n'es peut -être pas à ce stade mais plus on continue, plus on s'enfonce. Mon fond, je l'avais atteind de puis longtemps, la dernière goutte d'alcool que j'ai bû fut de l'alcool dénaturé car mes parents n'ont pas voulu me payer mes dernières bières ou vins avant d'aller en cure. J'ai planqué cette petite bouteille et ce fût vaguement vite b^avant de rentrer à l'H.M.
Bref en résumé, il faut te faire aider, seul, on n'y arrive pas, j'ai essayé tant de fois.
Maintenant, tu as ton destin entre tes mains, mais une fois sobre, on ressent une telle LIBERTE.
Courage et TIENT BON une fois que tu sera abstinante.
P.S. : désolé de te dire encore une mauvaise nouvelle, ON NE GUERIT JAMAIS DE CETTE MALALDIE, j'ai vû trop de gens penser reboir socialement et à chaque fois , à court ou moyen terme, c'était la rechute et toujours plus loin dans le fond.
J'essaye d'aider une amie de 63 ans qui a rechutée après 23 ans d'abstinance et qui s'impliquait dans le mouvement, la rechute ce fut pour des problèmes familliaux, donc IL FAUT RESTER HUMBLE DEVANT l'alcool.
Michel
bernachou a répondu le 22/03/2011 - 17:54
je ne peux que dire 'voilà 'reconnaitre son alcolisme comme une maladie est un premier grand pas . . . savoir et surtout vouloir franchir cette porte . . . enfin y trouver les réponses à toutes ces questions ... nous seuls détenons la ou les solutions, personne ne nous oblige a consommer ! ! ! ! !
florence a répondu le 04/05/2011 - 09:39
Bjr. Je me suis sentie un peu concernée par ton témoignage car ma mère est alcoolique. Elle l'est depuis aussi loin que je me souvienne! Et elle a mtnt 58ans. Elle ne boit pas tous les jours,car mes soeurs et mon frère la surveillent,mais dès qu'elle le peut,elle boit! Elle trouve tjrs une combine pour échapper aux regards de ses enfants,elle cache des bouteilles partout pour tjrs en avoir sous la main,et dès qu'elle commence,elle ne s'arrete plus,elle se saoule jusqu'à ne plus tenir debout! Cela a créé bcp de conflits entre nous,et notament vis à vis de ses petits enfants que nous avons tjrs refusé de lui confier. Elle ne travaille pas,donc,pas bcp de moyens,hors,boire coute cher...et elle avait svt tendance à nous demander de l'argent. Après toutes ces années ou j'ai vu ma mère se détruire à petit feu,ou j'ai vu surtout qu'elle refusait d'admettre son alcoolisme et que ça avait de graves conséquences sur les relations familliales,j'ai décidé de couper les ponts. Ca fait presque 3ans mtnt que je ne la vois plus,et c'est sans honte que j'avoue me sentir mieux dans ma peau,car son alcoolisme empéchait toute relation saine entre nous vu le manque de confiance. Ceci dit,elle,elle se retrouve svt très seule car mes frères et soeurs commencent peu à peu à lacher prise aussi et les seules personnes qu'elle cotoie sont des personnes qui boivent avec elle! Mais quand elle rentre chez elle,elle est seule(veuve). Il lui est meme arrivé "d'oublier" de nourrir ses chiens et chats,de rester sans se laver pdt plusieurs jours,de disparaitre sans prévenir personne pdt des jours,puis réapparaitre dans des états lamentables,etc. Tout ceci pour dire que la clef au problème de l'alcoolisme c'est surtout d'une part,se l'avouer à soi meme,et d'autre part,de vouloir vrmt s'en sortir. Ma mère aurait pu s'en sortir et faire qque chose de sa vie si seulement elle avait admis avoir un problème avec l'alcool,mais au lieu de ça,la voilà à 58ans,au c.p.a.s,seule,sans argent et en rupture totale avec sa famille! Nous avons eu beau essayer de l'aider,rien n'y a fait! Tant que ça ne vient pas d'elle,de sa propre volonté,personne ne pourra rien pour elle,c'est vrmt triste. Alors,toi qui es jeune et consciente de ton problème,j'espère que tu auras la force et le courage nécessaire de faire ce qu'il faut pour t'en sortir et ainsi retrouver une vie saine avec tout ce que cela comporte...
Bon courage
Florence
zharra a répondu le 12/06/2011 - 15:20
Bonjour,
moi aussi j'ai connu ce problème ayant un mari qui boit.LORSQUE JE BUVAIS j'oubliais que j'étais
malheureuse,je me sentais mieux!! enfin de compte il a fallu que mon fils me dise que j'avais pris
la voiture bourrée je ne me rappelle meme pas!!!! pour me dire que j'aurai put tuer quelqu'un je me suis
fait la promesse à moi meme de ne plus boire!!!! cela dure depuis le 14 janvier 2011.j'achete l'alcool pour
mon mari et je n'en ais vraiment pas envie je me sent libre!!!!!!!!!!!à toutes courage on peut s'en sortir !!!



